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Le projet autoroutier payant (A154) devant relier Allaines à Nonancourt , à travers les différents tracés qui nous sont proposés, va à l'encontre de ce qui est essentiel aux habitants de la vallée d' Avre : la qualité de vie liée à notre environnement.

Lettre au ministre de l'écologie

Publié le 29 Mai 2007 par Association contre le tracé sud in Actions

Ce courrier a été envoyé à Monsieur Alain Juppé, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement Durables.

Monsieur le Ministre d'Etat
Ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement Durables
Arche Sud 92055
La Défense Cedex
 


                                                    Escorpain, le mercredi 30 mai 2007

 

Monsieur Le Ministre d’Etat,

Veuillez trouver ci-joint une copie d’un courrier adressé à nos élus du département d’Eure et Loir, suite à la décision prise en janvier 2007 par ces mêmes élus de construire une autoroute entre Allaines et Nonancourt (axe Orléans – Rouen).

Comme vous pourrez le constater au cours de votre lecture, nous ne contestons pas le bien fondé d’avoir une voie rapide entre Orléans et Rouen. Nous regrettons cependant que nos élus et les pouvoirs publics n’aient pas anticipé la problématique transport et n’aient pas proposé des solutions alternatives au tout transport routier.

Notre combat d’aujourd’hui, puisqu’il faut bien assumer ce passif, c’est de demander à l’Etat et à nos élus d’étudier les solutions alternatives à une concession autoroutière et surtout aux choix des tracés qui au lieu de reprendre les axes existants partent détruire nos belles campagnes. Nous ne sommes pas dupes, encore une fois pour développer l’urbain, la variable d’ajustement reste toujours la nature et le monde rural qui y habite et parfois y travaille. Pour l’instant, nos actions certes agacent les politiques et les décideurs, mais force est de constater que nous nous acheminons vers une pseudo consultation des habitants sans réel choix alternatif. On nous demandera de choisir entre la peste et le choléra avec le risque de voir nos petites communes s’entredéchirer pour faire en sorte que l’autoroute passe chez son voisin ---- Cela est d’autant plus mal vécu par les habitants que nous le répétons, aucune étude sérieuse n’a été réalisée pour étudier des itinéraires de substitution qui emprunteraient les routes nationales existantes, solutions qui sont bien moins destructrices et, à notre avis, également bien moins onéreuses. Quand nous évoquons ces possibles solutions à nos élus qui sont très souvent maires de grosses communes, on nous réplique que cela est impossible, un point c’est tout ! On revient alors toujours au rapport de force entre les espaces urbanisés avec leurs électeurs potentiels et les espaces ruraux avec beaucoup moins de bulletins de vote ------

En bref, nous sommes suffisamment responsables pour que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts particuliers, mais pour ce faire il faut étudier toutes les solutions, ce qui est loin d’être le cas actuellement.

Nous espérons avoir de vos nouvelles prochainement car plus que jamais nous avons besoin d’un arbitre qui sache se situer au dessus de la mêlée. Dans l’attente de vous lire, veuillez recevoir, Monsieur le Ministre d’Etat, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Francine SEUGE
Présidente de l’Association
Contre le Tracé Sud

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