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Le projet autoroutier payant (A154) devant relier Allaines à Nonancourt , à travers les différents tracés qui nous sont proposés, va à l'encontre de ce qui est essentiel aux habitants de la vallée d' Avre : la qualité de vie liée à notre environnement.

Réunion de Saint-Lubin

Publié le 5 Juin 2007 par Association contre le tracé sud in dans la presse

Article paru dans la Republique du Centre lundi 4 juin

Autoroute : les opposants au tracé sud interpellent Alain Juppé et ferraillent avec le maire de St-Rémy.

Le projet Allaines - Nonancourt représenterait un investissement de 700 millions d'euros dont 600 millions pris en charge par le concessionnaire.

« Il faut étudier toutes les solu­tions ! » Devant près de deux cents personnes réunies dans la salle des fêtes de Saint-Lubin­-des-Joncherets, vendredi soir, François Barret, et ses amis de l'ACTS (Association Contre le Tracé Sud) ont renouvelé leur demande d'une vraie concerta­tion sur le choix d'une liaison rapide Allaines - Nonancourt.

Ouvrant la réunion par un exposé remarquable de préci­sion et de distanciation, Fran­çois Barret a présenté la genèse du projet et l'état de l'étude en s'appuyant sur des documents projetés sur un écran. Avant lui, Francine Seugé, la prési­dente, avait rappelé la vocation de l'ACTS qui « veut proposer une alternative dans une démar­che constructive », et avait fait état d'un courrier adressé à Alain Juppé, ministre de l'Écolo­gie, du Développement et de l'Aménagement durable.

Soucieuse de fédérer les éner­gies, l'ACTS a établi des liens avec l'association de Garnay née pour les mêmes motifs, laquelle avait délégué quelques représentants à Saint-Lubin. Des relations existent égale­ment avec l'association locale Vivavre, qui, en son temps, s'était mobilisée contre le tracé sud de la déviation de Saint­-Rémy - Nonancourt.

L'exposé de François Barret a précisé au public dans quelle logique d'aménagement s'ins­crivait l'A 154. Se basant sur les réponses de la direction des rou­tes, François Barret a chiffré l'in­vestissement à 700 millions d'euros, lesquels seraient pris en charge à hauteur de 600 mil­lions par le concessionnaire privé, et pour le reliquat par l'État et les collectivités territo­riales. Selon les éléments recueillis par l'ACTS, les études relatives au fuseau pourraient s'engager en 2008.

 
Le bétonnage de la campagne. 

L'association a renouvelé ses interrogations liées à « l'aban­don du tracé nord », ainsi qu'au nombre et au positionne­ment des échangeurs. Repre­nant le crédo de l'ACTS, Fran­çois Barret a dit sa perplexité face à un projet qui « bétonne la campagne » alors qu'il serait possible, « et moins coû­teux », d'achever la mise à deux fois deux voies de l'ac­tuelle RN 154 en prévoyant sim­plement d'y ajouter le barreau Est, et le contournement de l'ag­glomération Saint-Rémy ‑ Nonancourt. Autre solution avancée : l'élargissement de l'actuelle RN 12 qui traverse Saint-Rémy-sur-Avre.

Cette hypothèse émise une nou­velle fois a provoqué un inci­dent avec Patrick Riehl, conseiller régional, maire de Saint-Rémy-sur-Avre, venu dire le malaise de ses adminis­trés.

La réunion s'est conclue tardivement sur un appel à la mobilisation et à la souscription au terme d'inter­ventions regrettant la persis­tance du tout automobile, pour­tant néfaste pour le développe­ment durable. « On fait du pro­fit on pollue, et on parle de déve­loppement durable », a résumé un jeune intervenant.

Malik Laïdi.
 
st-lubin-1.jpg
Près de deux cents personnes ont suvi la réunion organisée vendredi à Saint-Lubin, parmi
lesquelles MM. Sourisseau, Riehl, Sorand, mai­res, ainsi que Mme Hessel, candidate PS aux législatives.

« Égoïsme et mépris ! »

Dans son intervention, Patrick Riehl entendait réagir à la relance par l'ACTS d'une proposition émise, en son temps par feu Jacques Bion, alors maire de Nonancourt, consistant à reprendre l'actuel tracé de la RN 12, pour l'élargir et lui donner les caractéristiques d'une voie express. Le maire de Saint-Rémy a recensé toutes les nuisances d'une telle option qui provoquerait la destruction de 80 à 100 maisons, et placerait en première ligne 200 autres habitations, avec un chantier qui s'étalerait sur cinq années. « Les Rémois se demandent pourquoi autant d'égoïsme et de mépris vis-à-vis d'eux ! », a-t-il lancé, suscitant la réprobation d'une partie de la salle, et la prompte intervention de Francine Seugé, lui reprochant de récupérer la réunion à son profit.
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Avant Patrick Riehl, Gérard Sourisseau, conseiller général, maire de Saint-Lubin-des-Joncherets, plus consensuel, avait pris la parole pour « valider » l'exposé de François Barret, et indiquer notamment que le péage envisagé entre Dreux et Chartres serait de 1 à 3 euros.

M. L.

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