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Le projet autoroutier payant (A154) devant relier Allaines à Nonancourt , à travers les différents tracés qui nous sont proposés, va à l'encontre de ce qui est essentiel aux habitants de la vallée d' Avre : la qualité de vie liée à notre environnement.

M. Hamel nous répond.

Publié le 7 Juin 2007 in Actions

Une réponse à notre courrier aux élus et candidats... celle de Monsieur Hamel.

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           Gerard HAMEL
       Depute d'Eure et Loir
           Maire de Dreux
Candidat de la majorite presidentielle
Madame Francine SEUGE             
Presidente de l'Association Contre le trace sud
13 rue Petits Pres                     
28270 ESCORPAIN                  

Madame,
Messieurs,

Vous m'avez écrit en tant que candidat à l'élection législative du 10 juin prochain dans la 2' circonscription d'Eure et loir concernant le projet autoroutier reliant Allaines à Nonancourt.

Dans votre courrier, vous me faites part du choix d'un tracé, or à ma connaissance aucun tracé n'étant disponible, le plan que vous m'avez joint ne peut donc être pris pour l'instant au sérieux.

L'importance du projet nécessite, préalablement au choix de tout tracé, la saisine de la Commission Nationale des Débats Publics. C'est dans ce cadre que j'ai participé à une réunion, avec d'autres élus du département, le 26 janvier dernier, en présence de Monsieur le Préfet d'Eure et Loir et Monsieur le Préfet de la Région Centre.

Concernant l'option de la concession autoroutière, je vous confirme que j'ai émis, ainsi que l'immense majorité des élus présents à cette réunion, un avis favorable, pour une raison simple, c'est qu'au rythme où avancent nos infrastructures, dans le cadre des financements classiques de l'état, il nous aurait fallu 77 ans pour relier Allaines à Nonancourt.
Concernant toujours la concession autoroutière, j'ai déjà fait savoir qu'il ne me semblait pas concevable que le contribuable Eurélien, qui a déjà financé 50 % de la 2 fois 2 voies, soit amené à payer pour l'utilisation de la future autoroute dans sa partie Eurélienne.

En dehors de ces informations, que je vous confirme, toute autre discussion aujourd'hui serait sans fondement.

Bien évidemment, je comprends la légitime inquiétude des habitants qui habitent dans des communes où cette future voie de circulation sera susceptible d'être installée.

C'est pourquoi j'ai déjà dit que je serai au côté des habitants pour que nous ayons le tracé le plus respectueux possible de notre cadre de vie, mais il ne me semble pas raisonnable aujourd'hui dans l'état de la connaissance des dossiers que nous pouvons avoir, d'inquiéter inutilement nos concitoyens sur des rumeurs de supposés tracés alors que nous démarrons seulement la procédure qui conduira le ministère de l'équipement à préparer les conditions de la saisine de la CNDP.
Ce n'est qu'à l'issue de celle-ci que des études de fuseaux et de tracés seront initiées, donc pas avant l'année 2008.
Ce n'est qu'à partir de ce moment là qu'une seconde phase de concertation sur les modalités techniques de réalisation de cette infrastructure préalablement à l'enquête publique qui permettra également à toutes les parties concernées de s'exprimer et à son issue de déclarer après avis du conseil d'état, l'utilité publique de cet aménagement.

Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives, j'ai déjà rencontré des habitants dans les communes susceptibles d'être concernées, j'ai à chaque fois expliqué la procédure et ma position.

Je vous remercie donc de m'avoir interrogé car vous m'avez permis de réaffirmer ma position.

Vous pouvez compter sur ma détermination pour dire à l'ensemble des habitants des communes concernées les informations dont je disposerai et leur faire savoir que je me trouverai toujours à leur côté si j'estime que l'intérêt de nos villes et nos villages est mis en cause.

J'ai toujours eu comme règle de conduite de privilégier l'intérêt général sur l'intérêt particulier, je continuerai car ce qui compte c'est l'avenir de nos territoires et l'avenir de nos enfants.

Je vous prie de croire, Madame, Messieurs, en l'assurance de ma considération distinguée.

Gérard HAMEL                          

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